Partenariat mondial pour la facilitation du transport et du commerce
(GFP), Bruxelles (Belgique), 16 mars 2007
Allocution
d’ouverture de Kunio Mikuriya
Secrétaire général adjoint, Organisation mondiale des douanes
Chers participants,
Je souhaite la bienvenue à tous les participants du
secteur privé et du secteur public venus assister à cette réunion du GFP. C’est avec un énorme plaisir que l’OMD
accueille cette réunion semestrielle des partenaires de la facilitation du
transport et du commerce. Je profite de
l’occasion qui m’est offerte pour exprimer ma gratitude à tous les partenaires,
y compris la Banque mondiale, qui est en général représentée par M. Marc Juhel,
pour son rôle prépondérant et son soutien.
Malheureusement il n’a pas pu être parmi nous aujourd’hui, mais j’ai
l’assurance du soutien continu de la Banque mondiale à l’occasion de ce forum.
Nous nous sommes rencontrés pour la dernière fois en
octobre 2006 à Washington DC pendant la période de suspension des négociations
de Doha, et aujourd’hui, un printemps longtemps attendu semble être arrivé à
Genève avec la fin de l’hibernation des négociateurs et la reprise des
négociations sur le commerce mondial.
Bien qu’il soit difficile de prédire ce qui va se
passer avec les négociations de l’OMC une fois que le délai informel de juin
aura été atteint, il semble qu’il y ait un fort soutien pour la facilitation
des échanges de la part des pays développés et des pays en développement. En effet, ce programme devrait améliorer le
climat propice au commerce et aux investissements, la clé de la lutte contre la
pauvreté. Heureusement les organisations de l’Annexe D ont
travaillé ensemble pour maintenir l’élan imprimé du Programme de Doha pour le
développement même pendant la période de suspension. En réalité, nous avons
aidé les Membres de l’OMC à évaluer la capacité de mettre en œuvre les
propositions de l’OMC. Les milieux
commerciaux ont également soutenu tous les efforts engagés pour raviver ces
négociations. Aujourd’hui, nous aurons
le privilège d’en savoir plus sur l’état actuel des négociations sur la
facilitation des échanges suite à la présentation du Secrétariat de l’OMC, d’entendre
la voix du secteur privé et d’être informés des résultats de l’évaluation
pilote réalisée en Zambie le mois dernier.
Lors de la dernière réunion du GFP nous avons commencé
à nous orienter vers des outils visant à évaluer la facilitation du transport
et du commerce. L’efficacité des règles futures de l’OMC ou des instruments
existants de l’OMD devrait être sous-tendue par un système de mesure des
performances, à savoir quel est le degré d’efficacité des procédures aux
frontières et de la logistique du transport.
Parmi les différents outils d’évaluation, l’Etude sur la mainlevée des
marchandises de l’OMD est utilisée dans un nombre croissant de pays pour
identifier les goulets d’étranglement en matière de dédouanement aux frontières
et ensuite trouver des solutions possibles. En fait, plusieurs propositions de
l’OMC font référence à l’Etude sur la mainlevée des marchandises et de nombreux
participants à la dernière réunion du GFP ont indiqué leur intérêt pour cette
méthode. Aujourd’hui nous aurons la possibilité d’apprendre davantage au sujet
de cet outil et sur l’exemple pratique du Kenya.
Il est clair qu’il y a d’autres outils utiles
disponibles pour évaluer et promouvoir la facilitation du transport et du
commerce dans une plus large mesure. La
Banque mondiale va nous présenter un nouvel ensemble d’indicateurs en matière
de logistique. La CEFACT-ONU nous présentera
des programmes permettant d’arriver à une interopérabilité des systèmes, ce qui
est devenu une question vitale en raison de la vaste utilisation de la TI par les
intervenants des différents secteurs de la chaîne logistique. Nous aurons également la chance de recevoir
des informations concernant les missions de diagnostic de l’OMD. S’agissant du secteur privé, la Global
Express Association participera à ce point de l’ordre du jour avec ses rapports
sur « Les obstacles commerciaux et douaniers ». Enfin l’IRU nous informera de ses
constatations sur les entraves au commerce et au transport routier. Bien que ces outils ne couvrent que certains
aspect du transport et du commerce, il sont tous complémentaires et il est
important que nous partagions ces outils et cette expérience en matière de
calcul des performances.
Après avoir discuté de ces outils, nous parlerons des prochaines
étapes du GFP. Nous aimerions connaître votre point de vue et trouver ensemble
le moyen de soutenir la facilitation du transport et du commerce, bien que cela
dépendra des avancées réalisées dans le cadre des négociations de l’OMC.
Je vous encourage à participer activement afin de
renforcer notre partenariat. Votre
participation est toujours grandement appréciée
Merci.